mercredi 10 octobre 2012

Reboot


On dit qu'il y a juste les fous qui ne changent pas d'idée. Comme vous le savez je suis «propriétaire» de quatre blogues que vous connaissez sûrement (enfin, j'espère) et au début de l'été je me suis laissé allé à une petite expérience qui consistait à les grouper en un seul. Le résultat, je dois l'avouer, ne m'avait pas convaincu. J'ai effaçé la nouvelle création pour revenir à mon petit troupeau de blogues. Avec le temps je me suis dit que si j'avais préféré garder mon ancienne formule c'est parce que j'avais été frileux par rapport au changement. Si l'idée de fusionner toutes mes bébelles ne m'avait pas quitté c'est qu'il y avait forcément quelque chose là-dedans.

Alors voilà, c'est maintenant chose faite. Dorénavant tout mes articles sur l'histoire, mes souvenirs, mes barbots, mes photos et tout ce qui me passionne vont se retrouver ensembles sous le même toît à l'adresse suivante:

http://studiopluche.blogspot.ca

samedi 22 septembre 2012

La musique de Gleason


Bien souvent lorsque je fais tout plein de recherches et de la rédaction de textes pour ce blogue-ci ou l'Archéologue Urbain, ou encore quand je dessine, j'aime bien avoir un fond musical qui ne casse pas les oreilles et qui n'est pas envahissant. De la musique papier-peint, en quelque sorte. Intéressante petite trouvaille donc que ce disque d'ambiance tout à fait approprié déniché dans un magasin sur St-Denis. Faut que j'avoue que je suis un peu ce qu'on appelle en anglais «sucker for cover art», ce qui revient à dire que je suis parfois porté à acheter un livre, un disque ou autre simplement parce que je trouve la couverture cute.

Dans ce cas-ci faut dire que la pochette a de quoi attirer l'oeil; une très belle femme en robe de soirée avec un vison sirote un martini seule dans ce qui semble être un piano-bar très chic. Elle semble un peu mélancolique, comme plongée dans des souvenirs sentimentaux lointains. Derrière un homme semble être au piano et on devine qu'il joue une ballade tirant sur le romantique.

Par contre le nom de Jackie Gleason en bas m'a fait sourciller. Je connais Jackie Gleason le comédien qui a interprété le mémorable rôle de Ralph Kramden dans la série The Honeymooners mais je me suis demandé s'il s'agissait ici du même ou si en quelque part il s'était trouvé un obscur chef d'orchestre du même nom. Eh bien selon toute vraisemblance il semblerait que Gleason ait effectivement prêté son nom à une petite série de disques de musique d'ambiance sur étiquette Capitol. Gleason avait trouvé dans les années 50 qu'il y avait un marché pour ça, et il ne s'était pas trompé.


Faut mentionner que Gleason ne savait nullement composer ou même lire de la musique. Il semblerait qu'il se soit contenté tout simplement de décrire vocalement ce qu'il avait en tête à des assistants qui eux couchaient tout ça sur des feuilles de musique. Mais en réalité, si on se fie aux témoignages de contributeurs comme Red Nichols ou encore le trompettiste Bobby Hackett, lequel dirigeait la plupart des pièces, Gleason n'avait d'autre implication dans tout le processus que d'amener les chèques de paie.

Quoiqu'il en soit dès que l'aiguille s'est posée sur le disque je me suis rendu compte qu'il s'agissait effectivement d'une très belle musique d'ambiance style mid-century, très agréable à écouter en soirée et parfaite pour m'accompagner quand je bizoune à tout plein de projets. Pas un mauvais achat du tout! Voici d'ailleurs un extrait:





mercredi 5 septembre 2012

Le New Coke


Je m'en souviens très bien. C'était au tout début de l'été 1985 et je revenais à la maison quand j'ai apperçu une canette de Coke sur le pas de la porte. J'ai trouvé ça étrange parce que personne dans la famille ne buvait en canette. Et qui aurait bien pu laisser ça là?

Quand je me suis approché je me suis rendu compte que la canette n'était pas ouverte et qu'étrangement il y en avait une autre laissée sur le pas de la porte d'à côté. Ces canette avait été distribuées tel des circulaires et je tenais dans la main le fameux, enfin pas tant que ça, Nouveau Coke. C'était un nouvelle recette qui remplaçait la vieille et pour mieux faire passer le message on avait décidé d'en laisser un peu partout. 

Je suis entré à la maison et c'est bien installé dans le sofa du salon que j'ai pu «déguster» la nouvelle version de ce produit qui, jusqu'à ce moment-là se vendait tout de même assez bien. Pour tout dire je n'ai pas trouvé ça visiblement mieux que l'ancien. Pas mauvais mais juste... comment dire, différent. Mais bon, faut avouer que je n'étais pas un expert en la matière parce j'étais loin d'être un gros buveur de boissons gazeuses parce ces trucs m'ont toujours fait roter comme un tyrannosaure pendant des heures (ce qui faisait bien rigoler mes copains quand j'étais gamin avec le soda mousse Snow White).

Comme je disais le Nouveau Coke n'était pas mal et je crois que bien des gens n'avaient pas d'opinions négatifs mais au États-Unis ça brassait fort. En bout de ligne ce truc a fait patate et Coca-Cola a compris le vieil adage qui dit en anglais «If it ain't broke don't fix it». Le Nouveau Coke si je me souviens bien a prit le nom de Coke II et a été vendu pendant encore un certain nombre d'années avant de disparaître complètement. Quand au Coca-Cola Classique il a perdu son «classique» il y a quelques années. 

mercredi 29 août 2012

Martin Denny - Quiet Village

Il y a de celà un certain temps j'ai écrit un article sur l'Archéologue Urbain concernant la popularité de l'exotisme tiki des années 50. Lorsque je farfouille dans les magasins de disques usagés c'est toujours agréable de tomber sur un disque qui se rattache à cette époque. En l'occurence, celui-ci qui date de 1959:

































Martin Denny est un type qui a carrément défini le genre exotique en musique instrumentale, surtout avec les sons d'oiseaux qui surviennent de temps en temps dans ses morceaux. Ce qui n'était pas un hasard. Danny raconte qu'un soir ils jouaient au lounge d'un hotel, le Hawaiian Village, lequel était carrément à ciel ouvert. Au milieu se trouvait une mare artificielle avec de vrais ouaouarons dedans. Un soir qu'il jouait avec son ensemble les ouaouarons se sont mit à faire des «gribbit» et s'arrêtaient quand la musique cessait. Les gars ont trouvé ça marrant et ont commençé à faire des cris d'oiseaux tout en jouant parce que c'était marrant. Le lendemain soir un type qui séjournait à l'hôtel est venu voir Denny pour lui demander de rejouer cette toune avec les oiseaux et les ouaouarons. Il croyait que ça faisait partie des arrangements alors c'est resté.

Quant à la pochette je la trouve magnifique, pas quétaine pour cinq sous. Au premier coup d'oeil on serait porté à croire qu'il s'agit de l'actrice italienne Gina Lollobrigida, surtout si on compare la pochette avec cette couverture de magazine avec la belle Lola.


Maiiiiiiis ce n'est pas Lola. En réalité il s'agit d'une actrice et modèle du nom de Sandy Warner qui est apparue sur pas moins d'une douzaine de pochettes de disques de Martin Denny. Incidemment Sandy changeait son look afin de l'adapter au «mood» du disque en question. Mais faut avouer que la ressemblance avec Gina est assez bonne. 

En bout de ligne, avoir pu ramasser ce disque «vintage» en parfaite condition (pas même une grafique) pour quelques dollars a fait ma journée.

samedi 25 août 2012

Star Wars Identités

Comme bien d'autres j'ai mordu à l'hameçon et je suis aller visiter la fameuse exposition Star Wars Identities qui se tient au Centre des Sciences de Montréal au Vieux-Port. Je sais, vous allez me dire que j'ai donné de sérieux coups de pieds dans les valseuses de la franchise il n'y a pas si longtemps et c'est vrai; Lucas a fait de la véritable bouillie avec Star Wars sans compter son désir de marchandiser à outrance. Et ne parlons même pas des «prequels»...

Mais bon, faut que j'avoue ou peut-être devrais-je dire «préciser» que j'ai tout de même un attachement avec Star Wars, le premier film original, celui qui fut projeté sur les écrans en 77. Et pour le maniaque de science-fiction comme moi il y avait de quoi impressionner le gamin de dix ans, presque onze, que j'étais. The Empire Strikes Back, le meilleur de toute la série, a aussi fait son effet également, va sans dire. Pour Return of The Jedi j'étais mitigé; certains effets spéciaux frôlaient le série B des années 50, il y avait trop de Muppets et les Ewoks étaient une abomination pure et simple. En revanche la composition de John Williams, les jeux de caméra de Richard Marquand, surtout dans les combats spatiaux ainsi que le jeu de Ian McDiarmid sont venus quelque peu venus sauver la mise. Alors soyons donc clairs sur une chose: je ne déteste pas Star Wars au contraire, je déteste simplement comment Lucas a agi avec. Ceci dit, c'est donc avec un brin de nostalgie que je me suis rendu dans le Vieux-Montréal avec mon billet bien en main.

L'exposition Star Wars Identities c'est d'abord et surtout la chance d'admirer des costumes originaux de différents personnages que l'on a vu dans les différents films. L'espace pour cette exposition est le même qui a servi pour celle sur Indiana Jones en 2011 mais à la différence c'est qu'ici la prise de photos est permise, en autant que l'on utilise pas le flash. Une bonne amie qui est allé visiter avant moi, Marie-Josée, m'avait averti que les conditions pour les photos n'étaient pas très bonnes; c'était sombre et il y avait bon nombre de reflets dans les vitrines. Crinque le ISO, m'avait-elle dit. Elle ne rigolait pas. Je vous présente donc une sélection de photos prises dans l'exposition. Certaines sont de moi et d'autres sont de Marie-Josée qui a bien gentiment accepté que je puisse utiliser quelques unes de ces photos. Après les photos je vous parlerai de l'autre segment de l'esposition soit celle où l'on se créé une identité.

 Casque de Stormtrooper, ces fameux soldats qui ne sauraient pas atteindre un bantha dans un corridor même si leur vie en dépendrait. Ce n'est d'ailleurs pas surprenant puisque selon Luke dans «A New Hope» il affirme ne rien voir avec ça sur la tête.

 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le costume de Stormtrooper au complet. Il est d'une simplicité désarmante dans sa conception. Le corps entier est recouvert d'une combinaison noire sur laquelle sont fixées les différentes pièces visiblement en PVC. Les cuissards, bien qu'on ne le voit pas dans les films, sont retenus par... des jaretelles.
______________________________________________________________________

Cette tronche de mouche à marde c'est Ponda Baba, vous savez, celui qui n'aime pas Luke Skywalker dans la cantine et qui finit par se faire trancher le bras doit par Obi Wan Kenobi. Paraîtrait que c'est un des rares masques de bibittes de la cantine à avoir survécu.
______________________________________________________________________


Vous vous souvenez de lui? C'est EV-9D9, le robot aux tendances légèrement sadiques qui accueille R2-D2 et C-3PO dans la palace de Jabba. C'est d'ailleurs au même moment que se déroule la séquence la plus ridicule du film: un droïde à l'envers qui se fait chauffer les pieds en guise de torture. 
 ______________________________________________________________________

 (Crédit photo: Marie-Josée)
On aura reconnu ici 8D8, le droïde qui faisait office de bourreau dans Return of the Jedi durant la première partie du film qui se déroule dans le palace de Jabba. 
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)
Voici le costume que portait Hayden Christensen dans son rôle d'Anakin et qu'on apu voir dans Attack of the Clones et Revenge of the Sith.
 ______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

C-3PO (stupidement renommé Z-6PO dans la version française) est le droïde braillard, pleurnichard et trouillard par excellence. Son véritable boulot en est un protocolaire qui s'assure que les rencontres entre les différentes races de la galaxie se passent bien. Côté fabrication le costume semble être fait de fibre de verre. Chose certaine, Anthony Daniels ne devait pas souffrir de claustrophobie...
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

L'impayable R2-D2 et compagnon de C-3P0. Durant le tournage de Star Wars il y avait deux exemplaires; un avec télécommande et l'autre dans lequel Kenny Baker, un acteur nain, embarquait. Je ne sais pas lequel des deux est présent dans l'exposition. Chose certaine, il semble fait principalement de bois.
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Gros plan d'un Snowspeeder, ce véhicule aérien que les Rebelles utilisent contre les AT-AT sur Hoth durant The Empire Strikes Back
______________________________________________________________________





Le Star Destroyer est le navire impérial qui ouvre carrément Star Wars lorsqu'il passe sur l'écran dans toute sa longueur. Et sa longueur justement est de 1.6 kilomètre ou 5,200 pieds. Ce modèle, tout de même assez grand, est une merveille quand à la quantité de détails qu'on ne peut voir qu'en prenant le temps de le regarder de près. On remarque aussi que sa conception a nécéssité pas mal de kit-bashing, c'est-à-dire l'utilisation massive de pièces de différents modèles à coller qu'on a cannibalisé pour les intégrer au Star Destroyer.
______________________________________________________________________
Le fameux 3B6-RA-7, un droïde de «collection» que l'on peut voir dans la soute aux cochonneries du gros machin-truc à chenille des Jawas dans Star Wars
 ______________________________________________________________________

 Ah, Boba Fett, chasseur de primes extraordinaire que l'on avait découvert dans The Empire Strikes Back et que Lucas a fait crever dans une joke de rot dans Return of The Jedi lorsqu'il fut avalé tout rond par Sarlaac.
 ______________________________________________________________________

 Han Solo dans le carbonite. La raison pour laquelle on avait tourné cette fameuse scène dans The Empire Strikes Back c'est que Harrison Ford n'avait pas signé pour reprendre le rôle de solo dans Return of The Jedi. S'il ne revenait pas on l'aurait tout simplement laissé dans le rayon des surgelés. 
 ______________________________________________________________________

 Il ne s'agit pas ici de Jabba grandeur nature mais bien d'une version miniature. La version originale que l'on a vu dans Return of The Jedi, gigantesque marionnette de latex, n'aurait semble t-il pas survécu puisqu'on l'aurait carrément scrappée après le tournage du film. 
 ______________________________________________________________________

 En fait je dois apporter une nuance: les yeux de Jabba sont les seuls éléments originaux à avoir survécu. Voici le gauche. Durant le tournage de Return of The Jedi il y avait un type dont la seule fonction était de faire bouger les yeux avec une télécommande à distance.
 ______________________________________________________________________

 Voici le fameux Yoda, la fameuse marionnette qu'on a vu dans The Empire Strikes Back et Return of The Jedi mais qui, dans les prequels, a été remplaçé par une catin digitale.
 ______________________________________________________________________

Voici le costume que portait Carrie Fisher durant la séquence se déroulant sur Hoth dans The Empire Strikes Back. Fait intéressant (ou pas) Fisher a admis s'être poudrée le nez avec autre chose que de la neige durant le tournage du film.
 ______________________________________________________________________

 Le costume classique de pilote de chasseur X-Wing tel qu'en portait Mark Hamill dans Star Wars et Return of The Jedi. Le casque ressemble beaucoup à ceux de la U.S. Air Force et le panneau de contrôle sur la poitrine n'est rien d'autre que du bricolage rudimentaire en bois. 
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Chewbacca, le seul personnage de Star Wars qui est tout le temps à poil. Sa taille, si l'on se fie à celle de l'acteur qui l'a joué, Peter Mayhew, serait de 7'3". Le costume fut fabriqué avec du mohair et du poil de yak. La famille de Chewbacca (stupidement renommé Chiktaba dans la version française) comprend aussi Mallatobuck, Attichitcuk et Lumpawarrump.
______________________________________________________________________

(Crédit photo: Marie-Josée)

Fier représentant des Jawas, cette sorte de race de ramasseux de cochonneries qui se promène dans les déserts de Tatooine à bord d'un sandcrawler, sorte de marché aux puces/cour à scrap ambulante. Personne ne sait réellement à quoi ils ressemblent réellement mais il semblerait qu'ils ne sentent pas bon. Du tout.
______________________________________________________________________

 (Crédit photo: Marie-Josée)
Le fameux costume qu'a porté Carrie Fisher quand son personnage de princesse Leia devint l'esclave de Jabba the Hutt dans Return of the Jedi. Ce bikini était, semble t-il, sujet à de nombreuses «défaillances» (ho-hum) durant le tournage et Jeremy Bullocks, qui jouait Boba Fett a été celui qui en a eu plein la vue. Le costume était parfaitement inconfortable selon Fisher.
______________________________________________________________________
(Crédit photo: Marie-Josée)


Darth Vader lui-même. Enfin, l'un des trois ou quatre costumes utilisés pour les trois premiers films. Le masque que l'on voit dans The Empire Strikes Back fut vendu à un collectionneur privé lors d'une enchère. Celui-ci ressemble à celui dans Star Wars.
______________________________________________________________________


 Voici sans doute le masque de Darth Vader utilisé dans Return of The Jedi, le seul qui ait été fabriqué pour que l'on puisse en voir le fonctionnement. Le collier sert au renforcement du cou puisqu'il a subi des blessures importantes à ce niveau. Ne pouvant respirer seul, on peut avancer que les trois premières vertèbres cervicales (C-1, C-2 et C-3) ont été endommagées et possiblement remplaçées par des implants. On pourrait même parler de  C-4. Lorsque Vader soulève Palpatine dans Return of The Jedi ce dernier ne semble plus contrôler les éclairs qu'il lance et foudroie Vader. L'électronique et les implants, probablement grillés, ne peuvent plus remplir leur fonction et Vader s'écroule au sol, essentiellement quadraplégique. Il était intéressant de voir le masque en éclaté de cette façon quoique j'aurais apprécié que l'on puisse vraiment en faire le tour afin de meiux en voir l'intérieur. 
______________________________________________________________________

Ok, maintenant voici la seconde portion de l'exposition: Identités. Essentiellement on donne à chaque visiteur un bracelet en caoutchouc muni d'un bidule électronique.   Au cours de la visite il se trouve des stations numérotées qui vous posent des questions simples; quelle est votre race, votre relation avec la Force, sur quelle planète êtes-vous né, votre enfance et autres. Les choix sont peu nombreux et relativement simples et à chaque fois que vous en faites vous passez votre bracelet sur là où on l'indique afin que celui-ci conserve l'information. 

On se sert aussi de séquences des différents films pour expliquer ce qui nous définit et, à la toute fin de l'exposition on vous demande si vous acceptez l'offre de l'empereur Palpatine ou non. Vous apposez de nouveau votre bracelet sur un petit socle pour ensuite entrer votre adresse de courriel  afin de recevoir votre «personnage». 

Faut pas s'attendre à quelque chose de très élaboré, il ne s'agit que de quelques paragraphes qui reprennent essentiellement en forme abrégée les choix que vous avez faits tout au long de l'exposition. Personnellement j'aurais apprécié quelque chose avec un peu plus de viande, surtout quand on considère toute la richesse de l'univers de Star Wars. 

Peut-être êtes-vous curieux de savoir ce que j'ai choisi.  Dans mon article sur George Lucas j'ai déjà élaboré sur le monde de Star Wars et sa vision en deux tons distincts du bien et du mal et je vais y tremper un peu afin que vous puissiez mieux cerner mon choix. 

«Que la Force soit avec toi!» est probablement la chose la plus conne qu'on puisse dire dans le tout Star Wars. Pourquoi? Parce la Force, bien qu'elle soit partout, ne vous affectera nullement si vous n'avez pas dans le sang ces p'tits microbes que sont les midichlorians. Si vous n'en avez pas vous ne pourrez jamais utiliser la Force alors si vous n'en avez pas ça ne donne rien de dire «Que la force soit avec toi». Qui plus est, les midichlorians sont transmis tels un bagage héréditaire qui s'apparente au sang bleu royal. Donc, avoir des midichlorians ne dépend pas de vous ni des efforts que vous êtes mais bien si vous êtes né avec. 

Deuzio, la division de la Force en deux côtés; le bon et le mauvais. Encore là, de la bouillie pour les chats. Les Jedis, péteux de broue par excellence, ainsi que Yoda (qui en 900 ans n'a pas pu apprendre à parler l'anglais comme du monde) ne cessent de dire qu'il ne faut pas se fâcher. Que la peur conduit à la la colère qui conduit à la haine et qui consuit à la souffrance. Gna gna gna...

Vous savez quoi? C'est tout à fait normal d'avoir peur et d'être en coère. retenez tout en-dedans sans jamais ne rien exorciser et vous allez exploser. C'est comme décider de ne plus aller à la toilette. Quand faut que ça sorte, faut que ça sorte. 

Les Jedis doivent semble t-il exterminer leur sens de l'humour. Quand un jeune Obi-Wan Kenobi fait une toute petite remarque sarcastique Qui-Gon Jin le dévisage comme s'il avait pété durant la grand-messe. Ils ne voient non plus aucun inconvénient à enlever à leurs mères des bébés pratiquement naissants afin de les endoctriner dans la religion Jedi (regardez Revenge of the Sith pour vous rafraîchir la mémoire).

Les Jedis sont aussi tenus de ne pas avoir d'attachements émotionnels et d'éviter le sexe le plus possible. Oh, vous pouvez baisez si l'envie vous en dit mais vous allez alors être considéré comme un vilain Jedi. 

Donc en résumé: être enlevé à la naissance, ne pas se fâcher, ne pas avoir peur, ne pas aimer, ne pas baiser et ne pas rire. 

Vous pourriez endurer ça combien de temps avant de vouloir tout casser?

Troizio, la Nouvelle République que veut établir les Rebelles ne tient pas debout deux secondes. Ils n'ont aucun plan politique et même avec Palpatine et Vader hors du portrait ils ne sont pas au bout de leurs peines puisque l'essentiel des Forces Impériales est toujours là dans les différents systèmes qui sont, je vous le rappelle, tous dirigés par des gouverneurs locaux. A la fin de Return of the Jedi tout ce que les Rebelles ont fait a été d'avoir transformé la galaxie en Somalie at large.

Palpatine l'avait bien dit dans The Phantom Menace; la République n'était plus ce qu'elle était et que le Sénat n'était rempli que de délégués avares, cupides et chamailleurs qui n'ont aucun intérêt pour le bien commun. Bref, que c'était les bureaucrates qui était en charge. Et c'est ce système pourri que les Rebelles veulent remettre sur la map, comme on dit.

Palpatine était un dictateur, certes, mais un dictateur bénin. Si vous meniez une vie rangée l'Empire n'avait aucune raison de s'intéresser à vous et on le voit dans les films où tout le monde vit son p'tit train-train quotidien, que ce soit Tatooine, Coruscant, Cloud City ou ailleurs. La marde pogne seulement dans le ventilateur que lorsque les Rebelles ruent dans les brancards. 

Je vous l'ai dit dans mon autre article, la clé se trouvait dans The Empire Strikes Back lorsque Vader après avoir [facilement] vaincu Luke lui dit de se joindre à lui, qu'il continuera son entraînement, qu'ils mettront fin à ce conflit destructeur et qu'ensembles ils apporteront de l'ordre dans la galaxie. 

Dans l'exposition Identitités j'avais choisi un personnage rempli à craquer de midichlorians. Lorsque Palpatine et Vader m'ont demandé si je voulais me joindre à eux, celà a été facile comme vous pouvez le constater dans ce tout petit vidéo où je me suis mis en vedette.

video

mercredi 22 août 2012

Cosmos: 1999 en vinyle



Autre trouvaille dans un magasin de disques usagés sur St-Denis. C'est probablement la dernière place où je m'attendais à retrouver le disque dont il est question aujourd'hui (quand je l'ai aperçu d'ailleurs ma casquette a flippé dans les airs comme dans les cartoons). Et la même journée j'ai déniché un numéro de MAD de 1972 avec un encart de Wally Woods à l'intérieur pour $1. Y'a des journées comme ça.

Ce disque de Cosmos: 1999 (en anglais) ne contient pas de trame sonore (celui-là je l'ai déjà) mais bien trois histoires qui sont racontées par des acteurs qui font de leur mieux pour imiter ceux de la série TV. On y a rajouté quelques effets sonores et des bouts de musique pour boucler le tout. Ce n'est pas que c'est forcément mauvais mais  ce n'est pas comme écouter une émission. Faut dire que ce type de disque remonte à l'époque où les appareils à vidéocassettes n'avaient pas éxactement fait leur apparition dans notre quotidien, merveilleuse époque où, pour écouter une émission, fallait être devant la télé (mais moi j'enregistrais Cosmos:1999 sur des cassettes audio, hé hé). 

Tout compte fait j'ai acheté ce disque (pas pu résister, bien entendu) pour quelques dollars et il est en parfait état. La personne qui l'a eu avant moi en a définitivement pris bien soin.

samedi 18 août 2012

Pochettes de disques

A chaque fois que je vais au marché aux puces où que je m'arrête dans une vente de garage je ne manque jamais de z'yeuter les disques 33 tours. Ça me rappelle la bonne vieille époque où je passais des après-midis complets chez Sam the Record Man sur Ste-Catherine à fouiner pour tout et rien. 

Lorsque j'étais étudiant en graphisme, jadis, naguèreuu, je considérais important d'être comme une éponge et d'absorber du contenu visuel provenant de plusieurs sources; les publicités dans les «comics», les dépliants, les magazines de tous genres et aussi, les pochettes de disques. Je considérais ça comme de vraies mines d'or en ce qui concerne l'inspiration. Mon prof trouvait ça con, probablement parce qu'il n'achetait que des disques de rigodons chez K-Mart mais moi je savais que ce n'était pas une perte de temps. Il y avait des trucs géniaux là-dedans.


Et quand ce n'était pas assez j'allais dans un commerce un peu plus à l'ouest au deuxième étage d'un édifice miteux pour y dénicher des trucs introuvables ailleurs. Si je n'achetais pas alors je sortais mon petit calepin et j'y scribouillais les éléments à retenir.

Aussi, parce que j'aime bien tomber sur ces pochettes des années 50 et 60 qui sont parfois absurdes, tantôt ridicules ou encore bêtes à pleurer mais dans certains cas absolument géniales dans leur design. Quelques exemples d'un art disparu.